[Livre Blanc Allyteams] L'interview de Inès Taittinger

9 juillet | Actualités
[Livre Blanc Allyteams] L'interview de Inès Taittinger | Allyteams

Inès Taittinger est une pilote automobile française. En 2016, elle a participé aux 24 heures du Mans, devenant ainsi la seule française à avoir pris le départ de cette course emblématique sur les vingt dernières éditions.

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Inès, quand avez-vous commencé à pratiquer ce sport ?

J’ai la passion de l’automobile depuis toute petite. J’ai eu la chance d’être bien accompagnée notamment par Philippe Alliot (pilote automobile français ayant participé au championnat du monde de Formule 1 et au 24 Heures du Mans ndlr) qui m’a permis de commencer la couse automobile. J’ai véritablement commencé le sport auto en 2009 en endurance et je peux dire que j’ai appris à force de rouler.

Quelles sont les principales compétitions auxquelles vous avez participé au cours de votre carrière ?

Dès 2012, j’ai participé au championnat VdeV. C’est un championnat d’endurance qui regroupe des courses de 6 heures qui se déroulent sur des proto. Ce championnat est l’antichambre des 24 heures du Mans. J’ai participé à ce championnat tous les ans jusqu’en 2015. En 2016, j’ai participé au championnat « European le Mans Séries » ainsi qu’aux 24 heures du Mans en LMP2 avec Pegasus Racing. Puis, en 2017, j’ai de nouveau participé au championnat VdeV.

A la suite du Championnat VdeV en 2017 vous avez décidé de mettre votre carrière entre parenthèses. Pour quelle raison ?

J’ai en effet décidé de mettre ma carrière entre parenthèses car je suis actuellement à la recherche d’un poste. La course automobile n’est donc plus ma priorité du moment mais je pense que j’y reviendrai.

Aviez-vous une activité professionnelle ou avez-vous suivi des études à côté de la course automobile ?

J’ai eu un baccalauréat américain mais je n’ai pas poursuivi mes études après l’obtention de ce diplôme. Je me suis investie pleinement dans le sport automobile car j’ai eu la chance de pouvoir le faire et parce que poursuivre des études ou une activité professionnelle en parallèle me paraissait complexe. Les championnats, en course automobile, se déroulent de mars à novembre avec environ une course par mois et plusieurs séances d’essais entre ces courses avec l’équipe. Les courses sont planifiées à l’avance mais ce n’est pas le cas des essais qui peuvent se programmer du jour au lendemain, ce qui nécessite une disponibilité de tout instant. J’avais également 3 heures d’entraînement par jour, puis, sur les périodes plus creuses, des stages que je faisais dans les Pyrénées.

À côté de la partie course et entraînement, il y a également toute une partie qui consiste à la recherche de partenariats et au développement de ceux-ci. Cette partie nécessite également un réel engagement et j’y passais du temps car elle me plaisait et faisait partie intégrante de mon métier.

Quelles sont les qualités que développent un pilote automobile et qui peuvent être déployées également en entreprise ?

Sans aucun doute la motivation, le goût de l’effort et d’aller au bout des projets. Un pilote automobile est également amené à développer des compétences de construction et de suivi de projets dans ses relations avec ses sponsors. Dans ce cadre, j’ai développé, durant des années, de réelles compétences notamment dans le domaine de la communication, du marketing et de l’évènementiel car j’organisais des évènements avec mes partenaires. Dans mon sport, je suis partie de zéro pour atteindre un objectif.

C’est le même principe lorsqu’il faut construire un évènement, partir d’une feuille blanche et construire un projet en tenant compte de contraintes comme les besoins des intervenants, un budget ainsi que de diverses contraintes, prévisibles pour certaines et imprévisibles pour d’autres.

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LIVRE BLANC L'EMPLOI DES SPORTIFS DE HAUT NIVEAU (lien de téléchargement)

Forte d’une communauté de plus de 2.500 sportifs ou ex-sportifs de haut niveau et de dizaines d’entreprises partenaires, Allyteams a voulu donner la parole aux acteurs du monde du sport, de l’entreprise et de la formation.

Ce livre blanc est l'occasion de donner la parole à 33 sportifs ou ex-sportifs de haut niveau ainsi qu’à des cadres d’entreprise et des directeurs de formation dont les témoignages offrent une grande variété :

  • d’expériences dans différents secteurs d’activité au sein de PME ou de grandes entreprises;
  • de compétences techniques et entrepreneuriales : ressources humaines, digital, finance, commercial, communication, marketing, droit, etc.;
  • culturelle et internationale, notamment avec des entretiens de sportifs étrangers, mais aussi de sportifs nationaux au parcours international;
  • au niveau démographique, des âges (15 à 75 ans) et des genres;
  • d’expertise en matière d'accompagnement des sportifs avec l’apport de personnes expertes du sujet (notamment du côté des écoles ayant développées des programmes pour les sportifs).


Cette diversité témoigne du fait que chacun possède une partie de la solution aux problèmes de l’emploi et de l’employabilité des sportifs de haut niveau.